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Exposition photo : les réfugiés climatiques

Photographies du collectif Argos Exposition du 12 février au 30 mai 2010

Info pratique : Exposition du 12 février au 30 mai 2010 au Centre du Patrimoine Arménien – 04 75 80 13 03, Valence Agglo Sud Rhône-Alpes

Alors que le phénomène du réchauffement climatique bénéficie d’une large couverture médiatique, le Centre du Patrimoine Arménien accueille les reportages réalisés par le collectif Argos, et présentés lors du sommet de Copenhague. Intitulée « Avec les réfugiés climatiques », cette exposition est l’occasion de revenir sur la notion de réfugié : après le génocide de 1915, les populations arméniennes de l’Empire ottoman sont parmi les premières à vivre massivement l’exil forcé. Pour répondre à cette situation nouvelle, le diplomate Fridtjöf Nansen crée le « passeport Nansen », qui ouvre la voie à l’élaboration du statut de réfugié, défini par la Convention de Genève de 1951 et le protocole de 1967. Aujourd’hui, le changement climatique entraîne de nouveaux déplacements massifs de populations, pour lesquelles il n’existe pas de statut.

L ’ e x p o s i t i o n Les reportages du collectif Argos ont été présentés à Copenhague durant le sommet sur le réchauffement climatique en décembre 2009. Ils sont le fruit du travail de plusieurs photographes et de rédacteurs, portés par le souci commun de témoigner de la situation de populations d’ores et déjà concernées au quotidien par les conséquences du réchauffement. Au-delà des disparités géographiques et économiques de ces populations, un facteur commun les rassemble : l’obligation à terme de quitter leur lieu de vie, de migrer. Forcées de partir, ces personnes n’auront pourtant pas le statut de réfugié. En effet, selon la définition juridique établie par la Convention de 1951, un réfugié est « une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de ladite crainte. »

Ne sont donc pas réfugiées les personnes qui quittent leur lieu d’habitation sous la contrainte climatique, cette dernière n’étant pas considérée comme une persécution. De plus, la plupart du temps, ces personnes n’émigrent pas, mais se déplacent à l’intérieur de leur pays.

Aujourd’hui, la question est de savoir si ces personnes seront de simples migrants, ou si la création d’un statut spécifique à leur situation verra le jour. En utilisant le titre « Avec les réfugiés climatiques », c’est aussi à cette question que les photographes du collectif Argos nous proposent de réfléchir.